Nous y sommes ; aujourd’hui, mercredi 21 novembre, doivent commencer les fameuses négociations entre les représentants du gouvernement et ceux des syndicats.
La plupart des observateurs s'accordent à dire que la réforme des régimes spéciaux des retraites, enjeu de cette négociation, est nécessaire. Une majorité de français y est favorable
, comme le prouve le sondage paru dans le quotidien gratuit Métro le 13 novembre dernier.
Encore mieux, une grande partie des agents de la RATP et de la SNCF concernés par cette réforme ne font pas grève. Hier, ils n’étaient plus que 27% chez les cheminots et 18% à la RATP. Aussi est-il possible d’être témoin de la situation (presque) cocasse où des dizaines d’employés de la RATP assurent le bon filtrage de voyageurs entassés sur les quais, attendant l’arrivée hypothétique d’une rame de métro qui ne viendra peut-être pas ou seulement avec énormément de retard.
Une minorité d’agents mobile prend donc littéralement en otage une grande partie de la population active française. Cette situation proprement inacceptable doit être résolue au plus vite, sans pour autant que le gouvernement élu par à large majorité accepte de retirer sa réforme.
Et au-delà de cette réforme, c’est le tout le processus de l’arrêt de travail qu’il faut repenser. Sans pour autant remettre en cause les acquis sociaux fondamentaux et le droit en grève, l’application du service minimum est un pré-requis.
On peut aussi aller plus loin : il y a un lien très fort entre implication syndicale et mobilisation, la CGT est la première à le reconnaitre. Pourquoi ne pas alors repenser l’implantation
des agents syndiqués (du moins à la RATP) lors de la période de préavis afin de mutualiser le risque de blocage entre les différentes lignes et éviter ainsi les attroupements dangereux ? Ce
serait un grand pas en avant qui favoriserait le confort et la sécurité des voyageurs, mais qui diminuerait le pouvoir de nuisance des syndicats extrémistes. Mais ceux-ci, englués dans un
conservatisme primaire, ne sont pas près de l’accepter.
Alexandre Avrillon
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