Le Premier Ministre semble avoir du mal à trouver les termes justes qui apaiseront les craintes du Parti Socialiste et du Modem sur le sujet de la TVA sociale… Une TVA qui permettrait de contribuer au financement des mesures Sarkozy pour Jean-Louis Borloo, un système qui selon le Premier Ministre n’a pour but que de favoriser la compétitivité des productions nationales… Pourquoi une telle cacophonie ? Si les deux effets étaient possibles ?
En effet, en diminuant les charges patronales et salariales, les productions nationales deviennent mathématiquement plus compétitives, contribuant ainsi à augmenter nos exportations… Augmentation qui à terme contribue à l’embellie de la production nationale, sert donc directement la croissance et in fine, la diminution du chômage.
Parallèlement, l’augmentation de la TVA sur les produits et les services entraîne directement une hausse du prix des importations qui n’affecte pas les productions nationales (à condition que les patrons Français jouent le jeu en répercutant la baisse des charges sur les prix des produits). Là encore, hausse qui contribuerait à favoriser l’achat des productions nationales plutôt que celles importées. Nicolas Sarkozy invente par là le « patriotisme économique ». On retrouve par le même mécanisme que précédemment un cercle vertueux favorisant la croissance et le plein-emploi. Il faut d’ailleurs y ajouter une réduction du déficit du solde commercial français.
En parlant de déficit justement, l’augmentation de la TVA, qui touchera tous les produits, permet d’élargir l’assiette des « cotisants » puisque tous les consommateurs sont concernés, ceux qui travaillent, comme ceux qui ne travaillent pas. Est-ce à dire que c’est injuste ? Non, car la mesure vise en définitive à améliorer le pouvoir d’achat de ceux qui travaillent, et permet, si la machine est bien rôdée, de favoriser le retour à l’emploi des autres.
Le système permet par ailleurs de financer la Sécurité Sociale grâce notamment aux produits importés !
La TVA sociale est une mesure juste, c’est un jeu gagnant-gagnant si tout le monde accepte les règles : les producteurs nationaux dont l’activité s’accroît, les travailleurs dont le pouvoir d’achat augmente, les exclus du marché du travail qui auront la perspective d’être à nouveau employés.
Nul besoin Monsieur le Premier Ministre de toutes ces circonvolutions, votre mesure est une de ces mesures structurelles qui manquent à la France pour qu’elle retrouve le chemin de la compétitivité et du plein emploi… C’est pour cela que vous avez été élu, on pourra donc se passer des atermoiements de l’opposition qui a certainement mieux à faire que de critiquer le bon sens.
Armand Payet
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