3 ans. 3 ans, c’est le temps qu’il aura fallu à Nicolas Sarkozy pour convaincre les Français que le temps du changement était arrivé. Lorsque fin 2004 Nicolas Sarkozy est élu président de l’UMP par les militants de la première formation politique de France, le discours est déjà fixé : c’est celui d’une France ambitieuse. Dans son discours du Bourget, il demande à ce qu’on en finisse avec la repentance, avec la dévalorisation du travail, avec le nivellement et l’égalitarisme.
4 ans, c’est la durée pendant laquelle il était ministre de l’intérieur. Une action tous azimuts, des déplacements quotidiens, une volonté affichée de défendre les victimes plutôt que leurs agresseurs. Et pourtant, rien ne lui aura été épargné. C’est parce qu’il aura été l’un des meilleurs premiers flics de France que beaucoup de ses détracteurs le qualifieront de Fasciste, de politicien autoritaire et populiste, de raciste et de xénophobe.
5 c’est le nombre d’années qu’il aura pour mettre en œuvre le programme pour lequel il a été élu par plus de 53% des Français. Un programme économique dont l’objectif est nous faire atteindre le plein emploi, de faire baisser les prélèvements obligatoires de 4 points, de revaloriser le travail. Un programme social qui vise à lutter contre toutes les formes de discriminations, à recréer les liens intergénérationnels, à remettre l’école au cœur de notre République. Un programme international riche : relancer la construction européenne en privilégiant l’approfondissement à l’élargissement, rappeler les grandes valeurs de la France, s’assurer que sa voix sera entendue et respectée. Projets ambitieux.
Il aura suffit de deux semaines à Nicolas Sarkozy pour faire mentir ses détracteurs et redonner du dynamisme à l’exercice du pouvoir en France.
L’ouverture
François Bayrou l’avait théorisée, Ségolène Royal la promettait, c’est Nicolas Sarkozy qui l’aura conduite. Avec l’arrivée au gouvernement de Bernard Kouchner, Eric Besson, Jean Pierre Jouyet, Martin Hirsch, avec l’accord de Jacques Attali pour conduire une mission sur le micro crédit, le Président de la République a fait sienne l’idée que l’on ne pouvait se passer des talents des uns et des autres sous prétextes que les couleurs politiques étaient trop différentes.
L’Europe
« La France est de retour en Europe » déclarait Nicolas Sarkozy le soir de son élection. A peine élu il rencontre Angela Merkel pour faire avancer son projet de Traité simplifié. Dix jours plus tard il fait part de son intention à José Manuel Barrosso, puis à Romano Prodi, ensuite à JL Zapatero. Il rencontrera en juin Jean Claude Juncker. Partout il crée les conditions du ralliement des leaders européens à ce projet essentiel à la relance de la construction européenne.
Le dialogue social
En recevant personnellement les leaders syndicaux et les responsables des principales organisations patronales, le Président donne le ton. L’idée est lancée, il faut instaurer un service minimum, les syndicats ont 6 mois pour y réfléchir. Bernard Thibault et Jean Claude Mailly n’objectent rien, et acceptent d’y travailler.
En nommant Alain Juppé, à la tête d’un super-ministère du développement durable, le Président de la République et son Premier Ministre, comptent sur les talents du Maire de Bordeaux et sur sa stature internationale pour répondre aux interrogations des ONG Environnementales. Le prochaine « Grenelle de l’Environnement » en Octobre prochain, est une première réponse à ce défi majeur du XXIème siècle.
L’action
En même temps, François Fillon déclare que les intérêts des emprunts immobiliers seront déductibles de l’IR pour tous les emprunts contractés après le 6 mai.
Dès la rentrée, les heures supplémentaires seront défiscalisées et déchargées pour permettre à ceux qui travaillent plus de gagner plus.
La suppression de la taxe sur les successions interviendra elle aussi à la rentrée et concernera 90% des patrimoines.
La France a déjà changé depuis le 6 mai. Le Président de la République a instillé dans l’opinion l’idée que notre pays ne serait désormais plus une nation passive, elle s’affiche, sur tous les sujets : le Darfour, le Liban, la Tchétchénie. Elle veut redevenir le fer de lance de l’innovation en Europe, tant au niveau institutionnel que technologique, économique et social. Elle saura pour cela se reformer, adapter son économie pour mieux vivre la mondialisation. Une seule chose lui manque à cette ambition réformatrice et, j’ose le mot, progressiste, c’est une Assemblée Nationale elle aussi porteuse de changement. Pour que la France avance, ensemble, donnons une majorité au Président de la République.
Armand Payet
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